Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 14:32

Baillon.png À lire la tribune signée par Madame Gorgibus dans le dernier numéro du journal municipal, il semble bien difficile à la majorité actuelle d’accepter le débat démocratique tant sur la forme que sur le fond.


Sur la forme, la présentation de l’espace réservé à notre groupe laisse croire qu’il nous est octroyé en fonction de la grande mansuétude du directeur de la publication. C’est évidemment faux. En effet, ce n’est pas «ce bulletin d’information [qui] donne un espace d’expression aux Conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale», mais la loi sur la «démocratie de proximité» du 27 février 2002, reprise à l’article L.2121-27-1 du Code Général des Collectivités Territoriales qui l’oblige !


De la même manière, Madame Gorgibus s’accorde un droit de réponse permanent à côté de notre tribune. Cela est contraire à l’esprit de la loi : le droit de réponse dans la presse est encadré. Il relève de la mise en cause des personnes ou de l’énonciation de faits manifestement faux. Il doit être signalé en tant que tel. De plus, si la loi du 27 février 2002 n’interdit pas à la majorité d’avoir sa tribune politique, cette dernière doit être clairement identifiée et signée non pas simplement au titre de premier adjoint, mais comme l’expression du groupe qu’elle représente, en l’occurrence ici Coignières-Démocratie. Nous ne nous interdisons pas, si cela se poursuit au prochain numéro, de saisir la préfecture et ensuite le Tribunal Administratif. La loi doit être respectée par tous !


Sur le fond, l’intérêt que nous porte Madame Gorgibus est plutôt flatteur. Il prouve au moins que nos arguments portent, mais il faut une certaine mauvaise foi politicienne pour prétendre que le débat démocratique est «préjudiciable et regrettable pour les Coigniériens». Au contraire, ce débat est une chance pour notre commune dans la mesure où nous nous inscrivons toujours dans la perspective d’une opposition constructive. Personne ne peut nous faire le reproche d’une critique stérile puisque nous prenons le soin quand nous ne sommes pas d’accord de proposer une solution alternative. Nous le faisons en responsabilité et en nous disant toujours après en avoir débattu entre nous : «si nous avions l’honneur de gérer les affaires communales, cette proposition pourrait-elle être raisonnablement applicable ?»


Nous comprenons néanmoins l’embarras de l’équipe majoritaire qui se rend bien compte que le choix de la nouvelle mairie, comme priorité du mandat, est loin de rencontrer parmi la population une adhésion massive. Il faut donc essayer de faire croire qu’il n’aura aucune incidence sur notre quotidien. Cela est évidemment faux. Pis, à l’affirmer ainsi on nous prend pour des imbéciles ! Ce choix retarde au minimum de quatre ans la rénovation-restructuration du gymnase, ne permet pas d’améliorer l’offre de transport dont la desserte de la gare et des quartiers excentrés (notamment pour le transport scolaire), empêche avant au moins 2015 tout investissement conséquent pour la réhabilitation de la rue des Broderies et de l’avenue de la gare…


Tout cela est balayé d’un revers de main : nous sommes de mauvais coucheurs et nous avons «besoin d’exister»... Mieux, selon Madame Gorgibus, «les propositions en faveur des Coigniériens relèvent de la seule initiative de la majorité municipale…». Nous voulons croire que ce propos a dépassé sa pensée, sinon cela consiste à prétendre que notre groupe n’a aucun rôle à jouer dans les commissions où nos membres siègent et travaillent, ainsi d’ailleurs qu’à la table du conseil municipal. Que dire des 40% d’entre vous qui ont voté Coignières Pour Tous aux dernières élections municipales ? Nous pensons que vous serez nombreux à apprécier ce point de vue d’une rare désinvolture pour quelqu’un qui se prétend responsable !


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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /2009 20:18
La nouvelle mairie est bien la priorité du mandat de l’équipe majoritaire…

Si notre groupe ne s’oppose pas par principe au projet, nous considérons qu’il y a aujourd’hui d’autres priorités à satisfaire avant de se lancer dans une telle réalisation. Et cela, d’autant plus, qu’elle se traduit par une augmentation de 5% des impôts locaux et le recours à un emprunt de 4 millions d’euros qui endettera pour de longues années la commune.
 
Nous regrettons ce choix qui va à l’encontre de l’intérêt des Coigniériens. Nous aurions préféré voir la majorité municipale agir en faveur des transports collectifs, se pencher sérieusement sur les difficultés de circulation, proposer la restructuration du gymnase atteint par la limite d’âge, décider de faire un effort conséquent pour augmenter le nombre de places en crèche, voire engager la deuxième tranche du centre de loisirs. Au lieu de cela, on donne la priorité à une réalisation prestigieuse qui certes facilitera le travail des personnels administratifs de la commune et des élus, mais qui retardera d’autant la réalisation ou la rénovation des équipements réellement utiles aux Coigniériens, et qui renvoie aux calendes grecques la réfection de la rue des Broderies et de l’avenue de la Gare, ainsi que toute extension de notre réseau de bus.

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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 19:37
Trente ans après sa sortie, Coignières aurait pu tourner un remake de ce film de Luigi Comencini à l'occasion du premier week-end d'ouverture du nouveau Castorama des Portes de Chevreuse.

On a assisté, ce samedi 28 mars 2009, au pire de ce que peut produire le laisser-aller en termes de circulation automobile ; pendant plusieurs heures plus rien ne bougeait ni sur les voies principales ni sur les secondaires. Quand aux piétons, quel courage de se lancer au travers des rejets de CO2 pour se frayer un passage au milieu de la horde automobile !

Mais patience, chacun sait bien que l'illusoire A12 par le vallon du Pommeret et l'hypothétique aménagement du carrefour de la Malmedonne vont très bientôt (!?) nous débarrasser de ces petits encombrements passagers...

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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 10:54
C'est l'ordonnance n°59-115 du 7 janvier 1959, modifiée par la loi n°60-792 du 2 août 1960, qui fixe la composition et la nature de la voierie communale comme suit :
- les voies communales, qui font partie du domaine public,
- les chemins ruraux, qui appartiennent au domaine privé de la commune.


Quel étonnement de découvrir dans l'opuscule municipal "Ensemble à Coignières" de février 2009 (page 8) que le sas d'entrée de la crèche ou le réseau câblé font partie de la voirie...

On pourra toujours argumenter que les réseaux font, avec la voirie, partie d'un ensemble cohérent
"Voirie et Réseaux Divers" mais pour la crèche on a beau chercher, on ne voit pas.

Cela ne serait évidemment que de peu d'importance si, dans le même chapitre des travaux
que "la ville entreprend régulièrement" on ne trouvait en bonne place l'aménagement d'une
"butte phonique"
pour "préserver au mieux le cadre de vie des riverains de la rue des Louveries".

Il faut savoir que la réalisation de cet ouvrage a été négociée avec le promoteur des Portes de Chevreuse, et c'est tant mieux. Que la municipalité revendique d'avoir fait la démarche, sous la pression des riverains, serait tout à fait acceptable. Qu'elle s'en adjuge la réalisation est, pour le moins, déplacé.

Et si, comme Coignières Pour Tous l'avait proposé, l'implantation de Castorama avait été inversée par rapport aux autres activités de cette zone, le cadre de vie des riverains serait encore mieux "préservé" !


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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 19:09
Une épidémie de grippe ? Un certificat médical pour le foot ? Des séances de kiné après un accident ? Une rééducation en orthophonie ?…

 

Actuellement, le centre médical Ambroise Paré, bien connu de tous les Coigniériens, répond à beaucoup de nos besoins dans le domaine de la santé.

Mais la loi du plan Handicap de 2005, impose pour le 1er janvier 2015 au plus tard, l’accessibilité pour les handicapés à tous les étages de ce centre médical. Nous ne pouvons qu’approuver le bien fondé d’une telle loi. Or, si les travaux de mise en conformité avec la loi de ce bâtiment ancien ne peuvent être exécutés, pour des raisons techniques, financières ou autres, et siaucune dérogation n’est accordée, le centre médical Ambroise Paré ne peut qu’être amené à fermer.


À l’heure où beaucoup de maires de communes rurales se battent pour conserver un médecin, comment vont réagir Monsieur Pailleux et son équipe ? Certes, Coignières n’est pas isolée et de nombreux cabinets médicaux existent dans les communes voisines. Mais en cas de problème de santé aigu, sans aucun médecin sur la ville, que feront les Coigniériens qui ont des difficultés de déplacement ?

  • Emprunter le minibus du CCAS ? Pas toujours évident de prévoir d’être malade 48 heures à l’avance…
  • Prendre un bus SQYBUS ? Pas très pratique, car les passages sont peu fréquents dans la journée et inexistants après 19 heures. Et puis, partager ses microbes avec ses compagnons de voyage n’est pas vraiment la meilleure des idées…
  • Demander une consultation à domicile ? Pas toujours facile en face de médecinssurchargés car de moins en moins nombreux, qui n’accepteront peut-être pas de se déplacer à Coignières. Et cette solution ne constitue pas non plus un geste très citoyen, pour tenter de combler « le trou de la Sécu ».


Malgré la ceinture de plus en plus étouffante de plusieurs centaines de commerces et entreprises, la fiscalité réduite à Coignières est appréciée. Mais la qualité de vie, c’est aussi que chacun puisse préserver son capital santé en toute sérénité. La présence de professionnels de la santé sur notre commune répond à cette attente des citoyens et des nouveaux arrivants.

Il nous semble donc indispensable que notre commune conserve un centre médical, en centre ville, facilement accessible à tous.

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