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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 23:40

Intervention de Didier Fischer, lors du débat budgétaire du 10/04/2015

La hausse des impôts n’est pas une fatalité

Le débat d’orientation budgétaire avait laissé entendre votre volonté d’augmenter les impôts pour faire face aux difficultés budgétaires que rencontrerait la commune. Les travaux de la commission des finances ont confirmé ce choix. Nous vous avions signalé notre désaccord avec cette orientation.

Nous vous le confirmons aujourd’hui après l’étude des documents budgétaires en notre possession. A notre avis, la situation financière de Coignières ne nécessite pas que l’on sollicite les Coigniériens. Il est bon, à ce stade, de rappeler, qu’augmenter de 10% les impôts, c’est-à-dire annuler le cadeau électoral de 2013, rapporte environ 200 000 €, soit ce que nous ne percevrons pas en DGF de la part de l’Etat cette année. Ce manque à gagner pouvait être assez facilement absorbé par une politique d’économies budgétaires.

  1. En fait, nous constatons que toutes les recherches d’économies n’ont pas été faites tant en fonctionnement qu’en investissement. Il suffit pour cela de voir que les dépenses de la section de fonctionnement augmentent de 933 000 € au BP 2015. A ce niveau d’augmentation, soit plus de 8% par rapport à 2014, il sera difficile de nous expliquer qu’il s’agit des frais de personnel - le fameux glissement, vieillesse, technicité ou GVT - qui nous conduit à ce dérapage puisque ce dernier représente seulement 19,6% de l’augmentation total (188 000 € tout au plus). La baisse des investissements ne s’explique que par la fin des programmes engagés dans la mandature précédente. Pour autant, était-il nécessaire de planter cette vigne (20 000 €) et de provisionner pour la construction d’un chai (dont 30 000 € rien que pour les études) ?
  2. Nous avions lors du débat d’orientation budgétaire dénoncé votre comportement irresponsable sur le Fonds de solidarité région Ile-de-France. Cela vous oblige à provisionner 910 000 €, auxquels il faut ajouter les quelque 500 000 € qui n’ont pas été prélevés l’année dernière, au cas où la baisse constatée en 2014 serait une erreur de la part des services fiscaux. Un simple contact avec Bercy vous aurait apporté la réponse. Et ainsi, peut-être, évité de geler de l’argent inutilement.
  3. Il nous semble aussi qu’une renégociation des prêts s’impose compte tenu de la baisse considérable du loyer de l’argent ces dernières années. Nous pensons, tout particulièrement au prêt contracté en 2011 auprès du Crédit Agricole au taux de 4,34 %. On peut trouver aujourd’hui sans difficulté des taux inférieurs à 2%. La charge de la dette représentant 416 000 € par an, il serait donc possible de la diminuer de manière significative. Nous pouvons vous donner les bonnes adresses, si cela vous intéresse.

La situation de Coignières est loin d’être aussi dramatique que vous voulez nous le faire croire. Il va seulement falloir apprendre à gérer au plus juste et présenter contrairement à ces dernières années des budgets sincères. Il est vrai que nous aurons moins de restes à réaliser vu la baisse des investissements.

Nous le redisons, il n’est nul besoin à ce stade d’augmenter les impôts. Une gestion plus rigoureuse et certaines économies suffisent à équilibrer le budget 2015.

Quand on annonce dans sa campagne électorale que l’on va baisser les impôts, en bonne logique politicienne le revirement ou le reniement d’aujourd’hui doit donc trouver son explication : c’est la faute de cet affreux gouvernement socialiste !

Pourtant les données au mois de mars 2014 étaient claires. Le gouvernement avait annoncé dès le débat sur la loi de finances en décembre 2013 qu’il procéderait à ce prélèvement de 11,5 milliards d’ici l’année 2017.

Pourquoi croyez-vous que Coignières pour Tous, au risque de perdre un certain nombre de suffrages, ne vous avait pas emboîté le pas en promettant à son tour une baisse des impôts ? Tout simplement parce que nous savions que dans la situation de la fin de l’année 2013, c’était impossible.

Votre démagogie électorale de l’époque vous conduit, fort logiquement aujourd’hui, à ne pas vouloir assumer cette hausse de la fiscalité et en rejeter la faute sur autrui.

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Published by coignierespourtous - dans Articles
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