Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 21:09

 

L’année 2012 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Nous subissons une des crises économiques et financières les plus graves de notre histoire. La précarité et le chômage touchent nombre de nos concitoyens qui n’ont souvent plus que le choix entre se nourrir ou se soigner. Notre commune n’est évidemment pas épargnée avec un taux de chômage qui dépasse les 10% de la population active au moment même où le coût de la vie est en forte augmentation : TVA, prix de l’énergie, cotisations des mutuelles de santé, poursuite du déremboursement de nombreux médicaments, billets de train… La liste est longue de ces atteintes au pouvoir d’achat des ménages, sans parler de la dernière trouvaille du gouvernement : la TVA « sociale », qui pourrait d’ici quelques mois venir encore alourdir nos dépenses. Il est clair que depuis 2008, dans les efforts à fournir pour faire face à une situation exceptionnelle, tous les Français ne sont pas logés à la même enseigne. Certains bénéficient de nombreuses niches fiscales et ont pu profiter au maximum des dispositions de la loi TEPA - dont le célèbre bouclier fiscal - adoptée au début du quinquennat, tandis qu’une majorité se serre la ceinture et a de plus en plus de difficulté à boucler les fins de mois. « Selon que vous serez puissants ou misérables… », vous connaissez la suite. S’il n’est pas interdit d’espérer un changement profond de politique à l’issue des élections présidentielles et législatives, il n’est pas question pour nous de donner une consigne de vote. Le spectre politique est suffisamment large pour que chacun puisse faire son choix en conscience et en toute liberté.


Par-delà la séquence électorale, nous poursuivrons notre travail quotidien à vos côtés et au sein du conseil municipal. Nous aurons toujours à cœur de répondre à vos sollicitations et de faire des propositions constructives pour assurer l’avenir de notre commune tout en défendant les intérêts de ses habitants. Notre journal trimestriel et ce blog témoignent de ces initiatives constructives. Nous ne nous sommes jamais enfermés, comme il aurait été facile de le faire, dans la critique stérile des réalisations de la majorité. Au contraire, nous saluons celles qui à nos yeux méritent de l’être et nous faisons des propositions sur les points qui ne recueillent pas notre accord. Personne n’ignore l’action déterminante qu’a été la nôtre dans la décision de sauver notre maison médicale.  La pétition, que vous avez été près d’un millier à signer, a permis l’intervention municipale, contestée jusque-là par le maire. En revanche, nous ne partageons pas la priorité que représente pour la majorité municipale la construction de cette nouvelle mairie. Elle est trop coûteuse à notre goût et se fait au détriment d’autres investissements plus utiles pour les Coigniériens. Nous avons proposé en début de mandat d’inverser l’ordre des priorités. Nous nous sommes heurtés à une fin de non recevoir ; le maire a préféré différer la rénovation du gymnase, ainsi que la réalisation de la deuxième tranche du centre de loisirs, et ne veut toujours pas investir dans la réfection du terrain de football synthétique devenu dangereux pour la pratique sportive. Sur la question de l’intercommunalité, nous regrettons que la majorité refuse tout débat public. C’est pourtant bien dans ce cadre que se jouera l’avenir de notre commune à partir de 2014. Enfin, l’existence du collège de La Mare aux Saules est menacée si nous ne trouvons pas un moyen de limiter l’augmentation du prix du transport pour les familles habitant à l’intérieur d’un périmètre de trois kilomètres à partir de l’établissement. Aujourd’hui, ce sont le maire de Maurepas Georges Mougeot, le conseiller régional Didier Fischer, le conseiller général Ismaïla Wane et les associations de parents d’élèves qui se démènent avec le STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France) pour trouver une solution, pendant que le maire de Coignières est aux abonnés absents !


L’année 2012 sera pour notre association, une année studieuse. Sans refaire l’histoire de Coignières, ni a fortiori celle du monde, nous commencerons à travailler sur le projet que nous vous proposerons pour les élections municipales de mars 2014. Ces douze mois ne seront pas de trop pour élaborer nos grandes orientations. Nous souhaitons adopter une méthode participative et nous vous solliciterons dans le cadre d’ateliers de réflexion pour recueillir vos idées, vos propositions, en fonction de thématiques précises. Quelques principes pourront guider cette démarche : repenser le périmètre et la qualité de nos activités économiques, mettre en place un véritable plan de déplacement et de transport en commun, mieux prendre en compte les grandes disparités sociales, protéger nos espaces naturels et veiller à assurer à chacun tranquillité et sécurité. Si nous comptons sur votre participation, vous pouvez compter sur notre engagement et notre détermination au service de notre commune.


En dépit d’un climat social et politique plutôt morose, nous vous souhaitons à toutes et tous une très belle année 2012. Qu’elle vous apporte bonheur et santé et qu’elle permette la réalisation de vos projets, tant personnels que professionnels. Qu’elle soit aussi, pour notre commune, une année utile au débat démocratique.

2012CPT


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 11:21

Le feuilleton de l’intercommunalité, à côté duquel le célèbre « Dallas et son univers impitoyable » est de la roupie de sansonnet, se poursuit. Le rejet par la CDCI de l’amendement déposé par Coignières demandant son rattachement à la communauté de communes Cœur d’Yvelines-Canton de Monfort marque peut-être un coup d’arrêt aux propositions incongrues d’une majorité qui ne sait plus à quelle communauté de communes se vouer.


Compte tenu des tractations de couloirs, des petits arrangements entre amis et conscients de la forte hostilité des communes rurales au projet élaboré unilatéralement par notre maire, nous n’étions pas très optimistes sur l’issue du vote de la CDCI. Aussi notre groupe se félicite-t-il que dans sa sagesse la CDCI ait refusé de dévoyer le sens même de l’intercommunalité en rattachant Coignières à un territoire qui n’est pas son bassin de vie. Car comme nous avons eu l’occasion de l’exprimer sur ce blog, dans la presse et à la télévision, hors exceptions, qui d’entre nous dans le cadre de ses activités quotidiennes se rend régulièrement à Monfort-L’Amaury ou à Beynes ?


Notre argumentation a donc été entendue. La raison a fini par l’emporter sur la tactique politicienne, mais cela ne veut pas dire que la page soit définitivement tournée. Il s’agit aujourd’hui d’un retour à la case départ, c’est-à-dire à un mariage Coignières-Maurepas. Nul doute, que notre maire se présentera en victime expiatoire sur l’autel de l’intercommunalité. Pourtant le schéma qui semble aujourd’hui se dessiner ne peut entièrement lui déplaire, puisqu’il s’agit bien d’une coopération à minima, comme il le souhaitait, à moins que de part et d’autre une volonté nouvelle ne naisse.


Dans l’intérêt général, notre groupe est prêt à s’y employer. Renforcer nos liens avec notre voisin, dans le cadre d’une tradition de coopération qui existe déjà, ne peut que profiter aux Coigniériens. Par le truchement de syndicats intercommunaux, nos communes ne gèrent-elles pas déjà ensemble un certain nombre de services : de l’assainissement à la déchetterie, en passant par un projet de crèche, sans oublier aussi une carte scolaire qui permet de maintenir l’existence du collège de La Mare-aux-Saules grâce à un apport d’élèves en provenance de Maurepas ?


Ce n’est certes pas l’intercommunalité dont nous rêvions et qui, faute de volonté politique, n’a pu se réaliser. Il est donc temps d’en tirer les conséquences et de travailler à la construction d’un projet qui ait du sens.  Il pourrait s’articuler autour de l’amélioration des transports en commun, la mutualisation des équipements culturels et sportifs, le renforcement de la prise en compte du développement durable. La vie quotidienne de nos concitoyens pourrait ainsi s’en trouver considérablement améliorée. Nous vous proposerons prochainement de venir en débattre avec nous.

 

Pour en savoir plus sur le schéma départemental, le site de la préfecture



Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 11:18

Le conseil municipal, réuni le 18 novembre 2011, a adopté un amendement proposé par la majorité municipale demandant à la fois l’abandon du projet d’une communauté de communes Maurepas-Coignières et le rattachement de notre commune à la communauté de communes Cœur d’Yvelines-Canton de Monfort. Notre groupe a manifesté son opposition à un tel projet qui ne prend pas en compte les réalités quotidiennes de la vie de nos concitoyens.

Si la loi oblige à la continuité territoriale, le critère le plus important à nos yeux qui doit être pris en compte est celui du bassin de vie de la population.  Où les Coigniériens se rendent-ils le plus fréquemment pour faire leurs achats, pour se distraire, pour se cultiver, pour travailler… ? Quels équipements commerciaux, sportifs, culturels fréquentent-ils le plus ?  Vers où leur vie quotidienne les pousse-t-elle le plus souvent ? Les réponses à ces questions permettent de dessiner les contours d’un territoire de proximité et de construire, outre une mémoire commune, les solidarités nécessaires à toute vie en commun.


La majorité municipale, loin de se poser ces questions, a fait le choix d’un rattachement de Coignières à un territoire avec lequel nous n’avons que peu de choses en commun. Un territoire, certes limitrophe comme l’exige la loi, mais qui n’est pas notre bassin de vie. D’ailleurs, ne serait-il pas préférable, dans le cadre de l’intercommunalité, que notre commune participe à la réalisation et à l’entretien d’équipements utilisés au moins en partie par ses habitants ? Chacun sait que les collégiens de Coignières fréquentent le collège Maurice Ravel de Montfort l’Amaury, que nos lycéens vont presque tous au lycée Jean Monnet de La Queue-lez-Yvelines, que nous nous rendons très régulièrement pour assister à des spectacles au théâtre de La Barbacane de Beynes, que pour rejoindre Paris, nous empruntons le plus souvent la ligne SNCF  Dreux-Paris ou la RN12 !

 

Nous serions d’ailleurs bien incapables d’avoir cette vie-là même si nous le souhaitions, ne serait-ce qu’à cause de l’absence de transport en commun reliant efficacement Coignières à Montfort et à Beynes, tout en desservant l’ensemble des villages. Le fait que nous ne soyons pas tournés dans cette direction ne relève pas du hasard, mais bien de la logique géographique des flux de circulation et des grandes voies de communication y afférant. N’avons-nous pas pris aussi à un moment de notre histoire d’autres orientations de développement qui ne sont pas partagées par la majorité des communes de ce secteur qui font cette année leur entrée dans le Parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse ?

 

A écouter notre maire en conseil municipal, deux arguments décisifs auraient guidé son choix : la vocation rurale de Coignières et une plus grande possibilité d’imposer notre manière de voir à des communes qui n’ont pas encore toutes l’habitude de travailler ensemble. Derrière ce second argument, il faut lire : « l’intercommunalité nous est imposée, nous n’en voulons pas, il faut donc que cela ne marche pas ou au mieux fonctionne a minima». Un tel raisonnement est à la fois affligeant et pathétique. Il ne manifeste aucune volonté d’aller de l’avant, de développer une vision dynamique de nos relations avec notre territoire de proximité. Il témoigne en fait d’une absence totale de dessein. Pis, il nie les réalités de la vie quotidienne d’une majorité de nos concitoyens. Comment cette dernière pourrait-elle s’améliorer avec un tel projet ?

Notre groupe a fait à chaque étape du processus des propositions qui prenaient en compte la dimension d’un bassin de vie cohérent et qui pouvaient donner naissance à un projet partagé (voir les numéros 8 et 9 de Coignières pour Tous vous en dit plus). La majorité municipale, par manque d’anticipation et absence de volonté politique, ne s’en est pas saisie. Nous pouvons regretter de ne pas avoir eu dans cette affaire un premier magistrat prenant le leadership de l’intercommunalité et se montrant ainsi suffisamment convainquant pour entraîner une réelle dynamique territoriale. Nous serions aujourd’hui dans une toute autre situation et probablement en passe de donner naissance à une communauté de communes regroupant Maurepas, Coignières, Le Mesnil, Les Essarts, Saint-Rémy l’Honoré, voire Le Perray-en-Yvelines.

 

Au contraire, par crainte de se faire imposer un destin qu’il ne souhaite pas, le maire fait en catastrophe une proposition qui n’a pas réellement de sens, mais qui a toutes les chances d’être retenue par la CDCI où les tractations vont bon train entre ses membres au gré des intérêts particuliers des uns et des autres. C’est donc dans une totale opacité, sans débat public et loin de l’intérêt général que notre avenir se décide


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 11:17

Nous l'écrivions en juin, à peu de choses près : Coignières, à force de trainer les pieds ne maîtrise plus son destin. Enferré dans ses rancœurs et ses préjugés, notre maire vient de trouver une nouvelle idée pour marier Coignières à d'autres communes en ménageant les susceptibilités. Enfin, surtout la sienne… si l'on considère que bon nombre de communes, impliquées dans « son projet », n'en ont même pas eu vent !

IntercoProjetYvelinesVoilà donc que l'intérêt général des Coigniériens serait de faire alliance avec l'hypothétique intercommunalité du canton de Montfort… Il est vrai que nous sommes voisins de Saint-Rémy l'Honoré et que cette intercommunalité a incontestablement une vocation tournée vers la ruralité (comme Coignières !). Mais quel intérêt, quels projets d'avenir, quels services communs et nouveaux cela pourrait-il générer ? La réponse nous a été donnée en conseil municipal le 18 novembre dernier : zéro ! Puisque « l'intercommunalité on y va parce qu'on est obligés, mais ce sera a minima ».

Dormons tranquilles : ça ne coutera donc pas grand-chose et ça rapportera évidemment moins que rien à chaque Coigniérien…

Et tant pis pour ceux qui pensent que, tant qu'à faire, puisque nous sommes obligés d’intégrer une intercommunalité, il semblerait intelligent d’en profiter pour améliorer notre quotidien.

Bien sûr, tout cela n'est peut-être que de la fiction, puisque l'amendement déposé par monsieur Pailleux et ses colistiers dans le but de faire aboutir « son projet » peut aussi ne pas être adopté par la CDCI. La bonne foi de cette démarche peut ainsi même être posée : est-ce vraiment son intention d'intégrer une intercommunalité dont nous sommes si éloignés ?!

Nous pensons plutôt qu'il s'agit encore une fois, pour M. Pailleux mais en notre nom à tous, de se poser en victime du "législateur" et particulièrement de refuser d'endosser, avec le courage nécessaire, sa part de responsabilité dans l'avenir intercommunal de Coignières. Dommage, c'est pourtant son rôle de maire !


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 20:00

PoliceMunicipale Nous avons appris par la presse l'agression dont a été victime Madame Zubiarrain, policière municipale bien connue et appréciée par tous les Coigniériens.


Pour ce que nous en savons, un motard faisait du rodéo rue des Marchands; la policière a fait signe de s'arrêter au motard qui n'a pas obtempéré, la renversant et la blessant sur son passage. Avant toute chose, nous souhaitons exprimer à Madame Zubiarrain notre entier soutien et nous lui souhaitons un prompt rétablissement.


Nous ne pouvons que déplorer les incivilités commises, les atteintes à la tranquillité et à l'ordre public qui semblent se multiplier, si l'on en croit les témoignages qui nous parviennent. Sans esprit de polémique, nous appelons l'ensemble des élus de Coignières à mieux prendre en compte ces nuisances.


La politique qui consiste aujourd'hui à ne pas communiquer sur ces problèmes renforce l'exaspération et alimente les fantasmes de nos concitoyens


Notre groupe propose que l'on fasse un état des lieux de la sécurité dans notre commune : sécurité des personnes, sécurité des biens, sécurité des déplacements, que les liens avec la police nationale soient renforcés, qu'on redéfinisse les missions et les moyens de notre police municipale et que l'on mette en place un contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance entre l'Education nationale, la commune et l'Etat.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés